The Wrestler

Blogged by DOA as Anti-personnel — DOA dim 22 fév 2009 19 h 27 min

Vu ce vendredi, dans la salle 6, au Ciné Cité les Halles. J’aime cette salle, découverte avec Sur mes Lèvres. J’étais en charmante compagnie et je n’ai pas encore parlé du film. Je m’aperçois que je n’ai pas grand chose à dire. So what ? est tout ce qui me vient à l’esprit. Depuis Requiem for a Dream, je dois avouer qu’Aronofsky ne me convainc pas. Pas plus que Mickey Rourke. Là, il ne joue pas un rôle, il est lui. Ou ce qu’il en reste. A trop rechercher la mise en abyme, The Wrestler ne raconte rien d’autre. L’image, la réalisation, documentaires, ne font que renforcer l’effet de réel. On sort du cinéma sans entrer vraiment dans le reportage et cet entre-deux m’a gêné. Petit coup de chapeau à Marisa Tomei qui s’en tire bien avec peu à défendre. A titre personnel, ayant suivi, en tant que spectateur, l’émergence, l’ascension et la chute de Rourke, je dois avouer que je suis un peu triste et nostalgique de voir ce qu’il est devenu. C’était un grand, il est fini. Cela suffit-il à faire une bonne histoire ? Et à me la faire apprécier ? La salle était belle, pleine. Après le film, j’ai dîné à La Coupole et bu un verre au Lutétia. Plus tard, à nouveau seul, j’ai roulé à moto dans Paris. Longtemps. Il était quatre heures du matin, il n’y avait presque personne dans les rues. Le meilleur moment de cette soirée, c’est dire si The Wrestler m’a marqué.

Musique

Blogged by DOA as Anti-personnel — DOA mar 17 fév 2009 8 h 18 min

En ce moment, dans mes oreilles et dans le désordre : Arab Strap, Calla, PQM, Black Rebel Motorcycle Club, Miles Davis, The National, Antony and the Johnsons, Merz, Underworld, James Holden, Nathan Fake, OMD, TV on the Radio, The White Stripes, Chet Baker, The Strokes et toujours Interpol (que TV on the Radio et Arab Strap sont en passe de détrôner).

Mise à jour: j’ai oublié Everlast, vraiment, je me demande comment, tsss.

Fuel for the mind

Blogged by DOA as Anti-personnel — DOA mer 11 fév 2009 10 h 43 min

J’ai commencé mes lectures de 2008 avec une énorme claque, un roman passé complètement inaperçu en France, maltraité par son éditeur, qui a laissé filer une traduction saturée de coquilles, et que le public a tout simplement boudé : The power of the dog (La griffe du chien) de Don Winslow. Si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez-vous sur le poche, chez Points Policiers. En dépit de sa mauvaise édition, c’est un chef d’œuvre. Mieux encore, si vous maîtrisez l’anglais, lisez la version originale. 2009 s’ouvre sur une autre révélation : Gene Kerrigan. Comme pour Winslow, c’est Dominique Manotti qui a attiré mon attention sur ce nouvel auteur (pour moi). Il est Irlandais, journaliste et écrit sur la criminalité de son pays. Ses deux livres, ce sont tout simplement des perles de noir, justes, nuancés, sans dogmatisme ni idéologie, parcourus de personnages simples, ancrés dans le réel, qui sont autant de reflets de l’Irlande contemporaine. En les lisant, j’ai eu l’impression de retrouver le John Harvey des débuts. Leurs titres : Little criminals et The midnight choir. Disponibles en français aux éditions du Masque. Dans un autre registre, à lire également l’excellent essai de Jeremy Scahill sur Blackwater, chez Actes Sud.

Mise à jour du 12/02/09: ce matin, un article dans Libé précisant que l’armée mexicaine vient de mener un vaste coup de filet au sein des forces de police de la ville de Cancun, soupçonnées d’être inféodées aux trafiquants de drogue, à la suite du kidnapping/assassinat de l’un de ses généraux. La griffe du chien, plus que jamais. Cette guerre-là est perdue, il y aura toujours moins de soldats pour la faire que de consommateurs chez nous pour la financer… Et envoyer se faire foutre les victimes collatérales, parce que la coke, c’est trop cool.

Espion(s), recouche-toi!

Blogged by DOA as Anti-personnel — DOA dim 1 fév 2009 11 h 56 min

Bon, poussé par la curiosité, j’ai vu Espion(s). Personne n’est obligé de me croire sur parole mais ça n’en vaut vraiment pas la peine - même pour écouter la musique de Cliff Martinez, seule vraie réussite de long, très long, très très long moment d’ennui. Un jour peut-être verrai-je un film de genre français dans lequel je ne détecterai pas une invraisemblance, une incohérence, un artifice, un gouffre toutes les cinq secondes. Cela marchera sans doute à partir du moment où un tel film me proposera une vraie histoire avec de vrais gens, de vrais enjeux dramatiques et de vrais moments de tension. Là, de tout cela, il n’y a rien. Sous prétexte de raconter un adultère entre bourgeois blasés - une française (Géraldine P.) qui s’emmerde avec son riche mari anglais corrompu par les méchants Syriens à Londres, et un ex-diplômé de Sciences-Po (Guillaume C.) vaguement rebelle et qui ne sait qu’aligner les clichés bobo-intellos de rigueur - le réalisateur essaie de faire original en utilisant le contexte de la guerre que mènent les services secrets aux réseaux terroristes. Sauf que ça l’emmerde, qu’il n’y connaît rien et que ça se voit. Et ce n’est même pas un bon récit d’adultère.

PS: soyons cependant indulgents avec Nicolas S. Pour avoir vu de l’intérieur - et voir encore - le fonctionnement de la production audiovisuelle française, parasitée à tous les niveaux par des experts détenteurs de recettes miracles qui ont tout compris aux spectateurs que nous sommes, je sais qu’un projet, aussi bon soit-il, peut a toutes les chances de se transformer en purge à mesure de son élaboration. Difficile à admettre, mais c’est comme ça.

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