The Wrestler
Vu ce vendredi, dans la salle 6, au Ciné Cité les Halles. J’aime cette salle, découverte avec Sur mes Lèvres. J’étais en charmante compagnie et je n’ai pas encore parlé du film. Je m’aperçois que je n’ai pas grand chose à dire. So what ? est tout ce qui me vient à l’esprit. Depuis Requiem for a Dream, je dois avouer qu’Aronofsky ne me convainc pas. Pas plus que Mickey Rourke. Là, il ne joue pas un rôle, il est lui. Ou ce qu’il en reste. A trop rechercher la mise en abyme, The Wrestler ne raconte rien d’autre. L’image, la réalisation, documentaires, ne font que renforcer l’effet de réel. On sort du cinéma sans entrer vraiment dans le reportage et cet entre-deux m’a gêné. Petit coup de chapeau à Marisa Tomei qui s’en tire bien avec peu à défendre. A titre personnel, ayant suivi, en tant que spectateur, l’émergence, l’ascension et la chute de Rourke, je dois avouer que je suis un peu triste et nostalgique de voir ce qu’il est devenu. C’était un grand, il est fini. Cela suffit-il à faire une bonne histoire ? Et à me la faire apprécier ? La salle était belle, pleine. Après le film, j’ai dîné à La Coupole et bu un verre au Lutétia. Plus tard, à nouveau seul, j’ai roulé à moto dans Paris. Longtemps. Il était quatre heures du matin, il n’y avait presque personne dans les rues. Le meilleur moment de cette soirée, c’est dire si The Wrestler m’a marqué.