Paris brûle-t-il?
Alors que le public (f-)estival et la presse découvrent horrifiés l’existence des feux de squat, un phénomène tout à fait neuf comme chacun le sait, personne ne pose une question qui me semble plutôt évidente: pourquoi des fonctionnaires et des élus, représentants des collectivités locales, de l’état et de la justice, quelles que soient leurs couleurs politiques respectives, qui travaillent et vivent tous à quelques centaines de mètres les uns des autres, mangent dans les mêmes cantines, ne sont-ils pas capables de laisser deux secondes leurs oripeaux idéologiques de côté et se réunir dans un bureau pour parler et - qui sait, la communication entre les gens faisant parfois des miracles - trouver des solutions pragmatiques et raisonnables à une partie des problèmes du logement précaire? Loin de moi l’idée de vouloir résoudre l’ensemble de ceux-ci d’un seul coup, mais à trop rechercher la recette idéale on finit par ne plus rien arranger du tout. Il ne reste alors que le populisme bas-de-gamme teinté, selon les orientations de chacun, de marchands de sommeil ou de chez ces gens-là, et saupoudré de la faute aux autres d’avant.
Sinon, la Star Ac’ vient de recommencer et Mon incroyable fiancé a fait un carton cet été. Dormez bien.