It’s alive!

Blogged by DOA as Lynx — DOA Thu 1 Feb 2007 18:04

Voilà, Citoyens clandestins existe physiquement. Et de trois. J’ai reçu mon premier exemplaire avant-hier, mais l’envie de le photographier ne m’a pris que ce midi, alors que j’en apportais un à Jérôme, propriétaire de La Manoeuvre, ma librairie de référence à Paris. Je ne dis pas ça parce que c’est le mien mais l’objet est magnifique. Sobre, il tient bien en main malgré sa taille, il est très gros. Et la photo choisie pour la couverture rend encore mieux dans la réalité. Et il m’échappe. Ce matin, je suis allé signer mon service de presse, un peu plus d’une cinquantaine d’ouvrages, destinée à une seconde vague de journalistes. Il a fallu redoubler d’imagination pour chaque petit laïus adressé à des gens que je ne connais pas pour la plupart et qui, en dépit de mes efforts, revendront peut-être le livre à un bouquiniste ou un libraire d’occases, parfois sans même l’avoir ouvert. C’est comme ça, c’est le système. Mais je m’en fiche, je suis heureux. Rendez-vous le 8 février pour sa sortie officielle.

Le Monolithe

Blogged by DOA as Lynx, Romans — DOA Thu 8 Feb 2007 8:22

Citoyens clandestins sort aujourd’hui. Sans doute irai-je, fidèle à mon habitude, hanter discrètement les librairies pour le voir, anonyme, sur les tables. En attendant, prenez date…

Ils se tenaient…

Blogged by DOA as Anti-Personnel, Lynx, Némésis, TV - Ciné — DOA Thu 15 Feb 2007 20:29

… Debout devant le cadavre du russe mort. Telle se manifesta, cette semaine, ma cicatrice inconsolable à moi, au cours d’une séance travail avec Michaël, dans le cadre de l’adaptation cinématographique de ma nouvelle Précieuse. Le projet avance bien, nous avons posé notre histoire et sommes en cours de rédaction d’un synopsis long, qui replace tous les éléments dans leur chronologie normale. Pour le moment cependant, nous n’avons pas encore trouvé la forme narrative convenant à ce récit, qui se déroule sur une période de 12 heures, pendant la nuit. Afin d’avoir une idée de ce que nous essayons de faire au niveau de la construction, il est intéressant de se reporter aux films suivants : Hors d’atteinte, Snatch, Pulp Fiction, Shane Black’s Kiss Kiss Bang Bang, et pour le style du personnage principal, La mort aux trousses. Il y a pire. La bonne nouvelle de la semaine précédente – Citoyens clandestins étant hors concours – fut la conclusion de notre entrevue avec la chargée de programmes du groupe France Télévisions qui pilote UFEP. Notre proposition l’a apparemment convaincue. Elle a même entériné le principe de faire passer le format de la série de 6 x 52’ à 8 x 52’, comme nous le suggérions dans notre document de travail. La rédaction de la première version de l’arche de GLADIO touche à sa fin, avec un peu de retard. A présent que de nombreux fils sont tirés, il devient délicat de tous les boucler sans nous perdre. J’ai eu cette semaine un entretien avec une amie productrice qui souhaite lancer l’écriture d’une fiction sur les dérives contemporaines de l’extrémisme et de la barbarie. Nos premières discussions ont laissé apparaître les limites de l’exercice, dès lors qu’il s’agit d’éviter les redites ou de faire avec les contraintes inhérentes au support de diffusion, la télévision. Apparemment, il n’est pas encore possible d’aborder certains aspects de cette réalité, sous l’angle de l’affaire Fofana, par exemple. Nous devons néanmoins nous revoir après quelques jours de réflexion pour déterminer si l’une des approches que j’ai suggérées pourrait servir de fil conducteur. On va dire qu’elle est plutôt raccord avec l’actualité sportive de ces deux - trois derniers mois. NEMESIS n’a pas avancé d’un pouce, sans commentaire. En revanche, la sortie de Citoyens clandestins se déroule plutôt bien. La mise en place est très bonne et mes espions à travers toute la France me rapportent que de nombreux libraires l’ont déjà classé coup de cœur et le recommandent chaudement. J’ai même les honneurs du hall principal du Virgin Megastore des Champs-Elysées depuis le début de la semaine. L’échange fort sympathique que j’ai eu ici même, dans les commentaires du post It’s alive, me laisse optimiste pour la suite, même si la presse, à une ou deux notables exceptions près, encore engluée dans les sorties de janvier, tarde à se manifester. Ci-dessous, la photo de la vitrine de la Librairie Compagnie, à côté de la Sorbonne, prise ce matin. Je suis bien encadré, par Thomas H. Cook, un copain de collection, Walter Mosley et Stieg Larsson - ce dernier à lire absolument. Vous ne le voyez pas, mais je suis au-dessus du Rufin, que j’ai coupé, même si certains disent qu’il a écrit un bon thriller écologique. Mouais… Je suis un peu sceptique lorsque quelqu’un m’explique que le plus grand danger écologique qui menace cette planète, ce sont les écolos intégristes eux-mêmes! La preuve, même le FBI le dit! Seulement, jusqu’à nouvel ordre, ces intégristes-là n’ont pas encore abattu de tours à New York, ni déclenché de guerre en Irak, eux. Pas plus qu’ils ne sont responsables des dérèglements climatiques, de la déforestation massive, de la pollution au mercure de l’Amazone ou de la propagation des maladies issues de l’industrialisation à grande échelle de la chaîne alimentaire d’origine animale. Syndrome Michaël Crichton, du nom de cet auteur américain égaré qui a, l’an dernier, tenté de jeter le discrédit sur les soi-disant exaltés du réchauffement de la Terre ?

Ironie dramatique

Blogged by DOA as Anti-Personnel — DOA Fri 23 Feb 2007 8:48

Hier matin, cet entrefilet, dans Libération:

Mort du général René Imbot
Par Jean-Dominique MERCHET
QUOTIDIEN : jeudi 22 février 2007
Décédé lundi à l’âge de 81 ans, le général René Imbot avait été chargé de remettre de l’ordre au sein de la DGSE après l’affaire du Rainbow Warrior, en 1985. Avec ses cheveux coupés en brosse et son allure caricaturale d’officier à l’ancienne, il affirmait : «J’ai coupé les branches pourries. La DGSE est verrouillée.» Son fils, Thierry, lui aussi officier à la DGSE, avait enquêté sur l’affaire des frégates de Taiwan. Il est mort en 2000 après une chute du haut de son immeuble. «Un accident» avait conclu l’enquête.

Une chute du haut de son immeuble… L’une des morts fortuites d’une longue série, autour de cette affaire des frégates. Ceux qui ont lu Citoyens clandestins apprécieront mon clin d’oeil ironique à ce type de suicide par défenestration. S’il m’arrive de tomber, en moto ou ailleurs…

Coïncidences

Blogged by DOA as Anti-Personnel, MiAPED, Lynx — DOA Mon 26 Feb 2007 13:20

Dimanche, 21h00, il pleuvait sur l’autoroute entre Charles de Gaulle et Paris, sur le taxi qui me ramenait du week-end turinois où j’étais allé, en compagnie de Franck Thilliez - un mec très bien - de quelques-uns des organisateurs du festival Quais du Polar et d’Alessandro Perissinotto, un romancier italien, parler métier et manifestations culturelles - Franck et moi sommes les deux premiers lauréats du prix des lecteurs QdP. La grise Turin est, cette année, Capitale Mondiale du Livre, d’où ce déplacement en force. C’était drôle de se retrouver là avec Franck, si tôt après avoir rencontré les gens de la Gaumont, vendredi, pour discuter de l’adaptation de son dernier roman paru, La forêt des ombres. L’autoradio était réglé sur FIP et diffusait du free jazz, je crois. J’ai remis mon iPod en route. Boards of Canada, alb. Geogaddi, trk. 1969, une découverte récente, sur une recommandation pertinente d’Aurélien. Alors que nous quittions le terminal 2F, j’ai aperçu des lapins, dans le faisceau des phares. Ils fuyaient mollement sur l’un de ces remblais anti-bruit qui entourent l’aéroport. Me suis-je réjoui de voir la nature reprendre ses droits partout où elle le peut? Non, juste interrogé pour savoir si nous avions enfin réussi à rendre les lapins neurasthéniques. Je me suis affaissé sur la banquette, ai levé les yeux vers le ciel nocturne aux couleurs jaune-orangé malades, avant d’essayer de distinguer les silhouettes des occupants des voitures qui nous dépassaient, de tous les côtés, sans doute pressés comme moi d’en finir avec le week-end, cette parenthèse hebdomadaire insupportable. Ma phase contemplative a duré un temps incertain jusqu’à ce que, mû par un instinct étrange, je tourne la tête de l’autre côté, juste à temps pour apercevoir une station service coincée entre deux bandes d’asphalte, à l’embranchement de Marne-la-Vallée. Mémoire bizarre, j’ai gardé un souvenir très précis de cet endroit, alors que je passe très rarement par ici. Je m’y étais arrêté une fois, en 2001. C’était un samedi de générosité intéressée, j’étais accompagné d’une jeune fille perdue de vue depuis. Il m’arrive de repenser à elle, parfois, et à d’autres, lorsque, atteint d’un brusque accès de culpabilité, je remonte le temps vers mes années anglaises et la parfaite stupidité qui dictait mon comportement de l’époque. Ai-je détourné le regard trop vite, hier soir ? Que de questions. Qui a dit sélective? En arrivant chez moi, j’attendais un coup de fil. Je n’ai eu que des mails. L’un d’eux était un lien vers l’archive d’une émission de radio qui parlait de Citoyens. Flatteur, le libraire interviewé expliquait brièvement, entre autres, que mon roman était le livre dont tout le monde parlait, à Paris. Tu parles, Charles, j’aimerais bien. Quoi qu’il en soit, ce matin, le Parisien, titrait, en une : La nouvelle menace terroriste. L’article, développé en pages 2 et 3, expliquait qu’à l’approche des élections, l’alerte terroriste était élevée. Tiens, ça me rappelle quelque chose, tous ces salafistes algériens qui nous menacent en pleine campagne présidentielle.


Emblème du GSPC

Le week-end prochain, je serai , en particulier pour ça : Des couloirs de la justice à ceux du pouvoir, du droit de vote à la business class: le polar politique. Avec Jean-Hugues Oppel, Eric Halphen et Giancarlo De Cataldo. Rencontre animée par Hubert Artus, le 02/03/07 à 18h00.

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