Pour ceux que ça intéresse…

Blogged by DOA as Lynx — DOA Thu 24 Jan 2008 18:16

… Je vous retrouverai avec plaisir à La Manoeuvre, le 9 février prochain.

Driller Killer and the Plantograms

Blogged by DOA as Lynx — DOA Thu 26 Apr 2007 11:45

Le temps est venu de faire le post-mortem de Citoyens clandestins. Je crois qu’après mon article de La Croix, la semaine dernière, qui a suivi ceux du Figaro Littéraire, de Lire et de Télérama, les choses vont enfin se tasser du côté de la presse. J’avoue avoir été plutôt gâté, médiatiquement parlant. Il me faut également reconnaître que les libraires, je l’ai déjà dit, ont bien aidé à l’engouement général autour du roman. Tout ceci est à mettre au crédit de ma maison d’édition, en particulier de DK et de Christine, l’attachée de presse de la Série Noire, qui se sont beaucoup battus, en interne et vis-à-vis des journalistes, pour promouvoir un livre que sa taille, finalement, ne rendait pas évident à vendre. Credit where credit is due, disent les Américains. Tous ces efforts ont déclenché un phénomène auquel je n’avais pas été confronté lors des sorties de mes deux premiers bouquins : j’ai acquis un vrai public, qui m’a critiqué gratuitement sur le Net – on peut le voir par exemple ici, , , et , plus négativement – et commence à m’écrire. Chose intéressante en effet, j’ai reçu quelques dizaines de mails de lecteurs qui me faisaient part de leur ressenti après avoir terminé le roman. Bon, ce qui n’est pas cool, c’est que j’ai dû arrêter de porter des tiags depuis quelques semaines, mais dans l’ensemble, les compliments – c’est tout ce que j’ai eu dans ces courriels pour le moment, croisons les doigts – sont plutôt agréables à lire.

Evidemment, tout n’est pas rose et Citoyens a été parfois vertement attaqué. En fait on m’a détesté globalement pour les mêmes raisons qu’on m’a apprécié. Là où certains voient richesse et documentation, plongée réaliste dans un univers complexe, une minorité ne retient que longueur, lourdeur et indigestion. La taille, le détail, ligne de faille. Par ailleurs, en réponse à ceux qui félicitent la langue sèche, behaviorist, l’accumulation rythmée de saynètes courtes, comme des flashs, les points de vue qui se multiplient, les antis déplorent l’absence de style, le manque de psychologie – surtout en ce qui concerne Amel, mais je vais y revenir – et la confusion structurelle. Ils n’arrivent pas à s’attacher aux personnages, la polyphonie trop rapide les perturbe. A chacun sa sensibilité. Mais au-délà de l’intérêt ou du rejet qu’a suscité le livre, j’ai eu d’autres occasions d’être surpris. Je m’attendais à être plus critiqué sur le fond. Certains aspects du récit, comme la torture par exemple, auraient pu me valoir d’acrimonieuses attaques de la part des censeurs de la pensée politiquement correcte. On a vu des textes se faire descendre pour moins que ça. Il faut croire cependant que le fait que je fasse œuvre de littérature dite de genre et ma relative jeunesse dans le milieu m’ont aidé à passer sous le radar.

Je m’étonne de l’empathie que Lynx a réussi à générer. Voilà bien un personnage dont le sort me paraissait scellé d’avance. Finalement, autre surprise, c’est cette pauvre Amel qui aura essuyé les plus vifs reproches. Tour à tour gentille – terme à prendre dans son acception la plus ancienne, les gentils – bête, hypocrite, vénale, manquant de psychologie – mais là, c’est apparemment de ma faute, je ne sais pas écrire les femmes, vraisemblablement – elle n’a guère plu. Je le regrette, parce que je m’y suis attaché. Pour moi, Amel, c’est un peu nous tous, avec nos grandes idées et nos illusions, constamment contrariées, battues en brèche, rabrouées par une réalité beaucoup plus complexe et moins N&B que celle que nous vendent tenants du complot et autres idéologues. On m’a également fait le reproche, à travers la relative faiblesse d’Amel, seul personnage féminin, et ma vision des rapports hommes/femmes – intimes ou non – de mal masquer ma misogynie. Personnellement, lorsque je regarde autour de moi, en particulier dans certains milieux théoriquement plus polissés et sensibles – univers politiques, médiatiques artistiques – je n’ai pas l’impression de voir la parité et le respect des femmes à l’œuvre. Evidemment, grossie à la loupe de mon récit, cette réalité peut choquer. C’est un choix personnel qui ne demande qu’à être contredit. Last but not least, et l’accroche est de circonstance, je m’étonne du peu de cas qui a été fait du personnage d’Arnaud, le mystérieux agent à la pipe. Tout le monde semble être passé à côté de lui et de la signification de son rôle, dans le récit. Là encore, j’admets volontiers avoir été plus que subtil puisque ses apparitions sont rares et noyées au milieu du reste. Mais c’est une volonté de ma part qui traduit la difficulté qu’il y a à isoler un renseignement pertinent au milieu d’un flot informatif soutenu. Arnaud est de la DGSE. Il est présenté comme tel dès sa première apparition, lors d’une réunion de coordination avec les RG puis, plus tard, lors de son entrevue secrète dans un bar, avec Ponsot. Mais Arnaud est aussi en contact avec Jean-François Donjon, qui trahit Steiner, le mentor de Lynx. Or Steiner roule théoriquement pour… La DGSE, via Montana. Enfin, Arnaud n’est-il pas à la fin en compagnie de Richard Pierce, dont on suggère l’appartenance à la CIA ? Toutes les réponses, finalement, sont contenues dans le roman et la perspective du conflit irakien évoquée dans l’épilogue. Il y aurait là d’ailleurs, un cadre général de guerre, d’occupation, d’attentats, d’enlèvements, de tractations, de coups tordus et de gros contrats plutôt intéressant pour apporter les réponses qui manquent et ramener les survivants de ce premier opus. Mais l’actualité, la mienne du moins, n’est plus littéraire pour le moment.

EDIT, 20h18: Ah, et puis j’ai failli oublier… On m’a également conseillé de changer de pseudo, jugé au mieux marketing au pire puéril et ridicule. J’avais perdu de vue, il est vrai, que le pseudo fait le livre.

PS: Je serai présent au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo, les 26, 27 et 28 mai prochains.

PPS: Le titre de ce post n’est pas le nom du dernier groupe rock que j’écoute, quoique, la chose ne serait pas insensée… C’est un souvenir de l’édition 2007 des Quais du Polar, un bon souvenir.

Ici, pas de pourquoi

Blogged by DOA as Anti-Personnel, Lynx, TV - Ciné — DOA Thu 15 Mar 2007 9:54

Sur recommandation d’Aurélien, je viens de terminer la lecture de mes deux premiers Derek Raymond, alias Robin Cook, auteur britannique à l’estomac qu’il me restait à découvrir. Je suis partagé, même si j’ai été suffisamment passionné par l’un de ces romans, He died with his eyes open, pour probablement pousser un peu plus loin l’exploration de l’œuvre de Cook. James Sallis, à la fin de la préface de ce livre, mentionne une phrase, selon lui prononcée par un garde SS d’Auschwitz : Hier ist kein warum (Ici, il n’y a pas de pourquoi). Cette citation m’a interpellé et j’ai cherché à en savoir un peu plus. Elle est tirée de l’un des écrits de Primo Lévi et la légende populaire - répandue par les nombreux commentateurs de son œuvre, notamment Claude Lansmann - l’attribue effectivement à un SS s’en prenant violemment à lui, alors prisonnier du lager de Monowitz. Or la réalité est apparemment différente puisque, selon mes quelques recherches, il semblerait que ce soit un autre déporté juif qui la prononce dans le texte de Lévi. Un autre prisonnier, une autre victime, qui se transforme, sinon en bourreau, du moins en relais de la parole et de l’ordre des bourreaux. A moins qu’il ne s’agisse d’inculquer par la force les règles basiques de la survie dans le camp. Une réalité peut-être trop difficile à admettre puisqu’il a fallu invoquer le spectre des nazis pour la justifier ensuite. Quoi qu’il en soit, cette parole a trouvé un écho dans mon actualité. Michaël et moi réfléchissons à un projet d’unitaire sur les dérives contemporaines de l’extrémisme. Nous souhaitons pour cela utiliser soit directement, soit indirectement, un fait-divers récent, dont je ne peux ici révéler les détails. Disons simplement que, dans l’histoire qui nous intéresse, les rôles sont inversés, les victimes habituelles de ces dérives y deviennent tortionnaires. Pas facile, le terrain est miné et je constate que lorsque la réalité ne correspond plus exactement aux schémas de pensée communément admis, le refus de la considérer dans toute son horreur devient manifeste. Pas sûr que ce projet voie le jour de la façon dont nous voulons le traiter, puisque l’autocensure politiquement correcte règne encore en maîtresse absolue sur la télévision française. A mesure que les mois passent, je m’aperçois ainsi que dans notre beau pays d’exception culturelle et d’expression théoriquement débridée, la parole et l’originalité sont beaucoup moins libres et prisées qu’ailleurs. Heureusement, ce n’est pas notre seul projet audiovisuel. UFEP progresse à grands pas et les échos de France Télévisions sont toujours favorables. Par ailleurs, nous travaillerons bientôt officiellement, Mike - ouais, c’est son petit nom - et moi, à l’adaptation d’un thriller français pour le cinéma.

Et puis, il me reste la littérature.

La sortie de Citoyens se poursuit en douceur. Après une formidable signature - rencontre à la Manœuvre, où j’ai eu le plaisir de découvrir pas mal de nouveaux lecteurs anonymes - et aussi, de nombreux proches, venus me soutenir - je m’apprête à me rendre à la FNAC Vélizy, ce samedi, en territoire inconnu. Je sais que le libraire, croisé jeudi dernier, a bien préparé le terrain, je ne suis donc pas trop inquiet (rien de pire, en effet, qu’une séance de dédicace où personne ne vient vous voir). En plus, l’effet média devrait jouer en ma faveur puisque j’ai eu droit à une critique très positive dans Match, le 8 - non, ce n’est pas moi sur la couv’, derrière les lunettes noires, mais Polnareff - et que cette semaine paraissent, respectivement dans l’Humanité Dimanche et Page, un autre entretien et une nouvelle critique. Que demande le peuple ?

EDIT 16h45: à l’heure où j’entre avec fierté et bonheur dans le classement des meilleures ventes Livres Hebdo / Ipsos, on attire mon attention sur un premier papier négatif, paru ce jour dans Le Monde des Livres. Apparemment, le chroniqueur m’y reproche ce que tous ses confrères ont apprécié, c’est à dire, pour simplifier, d’être trop documenté à la limite du superflu, voire fouillis. Dont acte, il fallait bien que cela arrive, ce sont les risques du métier. Etrange cependant que ce reproche ne soit pas adressé par le même journaliste à d’autres, également évoqués par lui et qui poursuivent la même ambition de précision exhaustive. Bah, comme me l’a dit Mike, citant le héros de Delannoy dans Pontcarral, colonel d’Empire: sous un tel régime, Monsieur, c’est un honneur que d’être condamné.

Wabbit

Blogged by DOA as Anti-Personnel, Lynx, Némésis — DOA Wed 7 Mar 2007 12:21

© Eric Benacek

Il semblerait que le lapin soit appelé à devenir l’animal totem de mes week-ends de VRP littéraire à l’étranger. Je rentrais de Belgique, somnolant à moitié dans le Thalys, lorsque j’ai aperçu deux motards en tenue de cross qui fonçaient à travers champs poussant devant eux une troupe de garennes paniqués. L’image m’a fait sourire et ramené en arrière, à l’époque où, juché sur ma première Fantic, je traçais des sillons et grimpait sur le moindre rocher à la première occasion. C’était assez surprenant, cette remontée de souvenirs, de sensations passées, l’impression de l’air, l’odeur du mélange, le bruit caractéristique de l’échappement, tout était vivace, précis… Probablement la conséquence de ce walk down memory lane entrepris avec NEMESIS, dont les premières pages sont enfin apparues en chemin pour la Foire du livre de Bruxelles. Je n’ai pas aimé cette ville. Le peu que j’en ai vu en tout cas. Il pleuvait et, sous l’eau, elle m’a fait penser à Londres, avec ses immeubles uniformes, ses briques sombres et ses petits jardins individuels tous identiques. Je ne suis pas certain d’y retourner un jour, ne serait-ce que pour lui donner une seconde chance. Quant à la manifestation elle-même… Que dire ? Une organisation sympathique mais un débat manqué, faute de spectateurs – il y avait plus de débatteurs, dont le doux paranoïaque Jean-Hugues Oppel qui me prend pour un agent de la DGSE, que de gens pour les écouter, littéralement – et la première fanny de l’histoire de mes signatures. Pas un seul exemplaire dédicacé. Génial, grand moment de solitude. Au moins ai-je pu rencontrer le très spirituel Franz Bartelt et un journaliste belge, Michel Paquot. Il semblerait, à ce sujet, que les choses commencent enfin à bouger, du côté de la presse. Après un entretien la semaine dernière avec Michaël Mélinard, de l’Humanité Dimanche, le premier du genre a, pour une fois, s’intéresser plus au texte qu’à moi, j’enchaîne cette semaine avec mes deux premiers papiers de poids. L’un dans Technikart, signé Gaël Golhen, un chroniqueur avec qui je partage quelques références – nous avions sympathisé lors d’un passage de Ken Bruen à Paris – et l’autre, aujourd’hui, dans mon hebdo favori, j’ai nommé le Canard Enchaîné, par Didier Hassoux. Et de nouvelles choses se profilent à l’horizon, notamment un passage dans l’émission Mauvais Genres, sur France Culture, que j’enregistrerai le 23 mars prochain, au Salon du Livre de Paris. Espérons que ce relais médiatique arrivera à temps pour soutenir l’important travail des libraires qui, semble-t-il, continuent à pousser Citoyens avec détermination. Tout cela, ainsi que l’annonce de ma présélection pour le Grand Prix des Littératures Policière et le Prix Michel Lebrun, me rassure un peu sur le sort réservé à ce travail qui aura occupé une large part – 18 mois – des quatre dernières années de ma vie.

Quelques dates :
- Demain soir, 8 Mars 2007, je signerai donc à La Manœuvre à partir de 18h30.
- Le 17 mars prochain, à 15h00, je découvrirai avec plaisir l’espace polar de la FNAC Vélizy, où le libraire a, me suis-je laissé dire, réalisé un énorme boulot pour me mettre en avant.
- Le 23 mars, je participerai à deux débats au Salon du Livre 2007, le premier, à 14h00, sur le stand Télérama avec Dominique Manotti et Thierry Jonquet, et le second, à 18h30, sur le stand Virgin.
EDIT: je dédicacerai le 23 mars à partir de 19h30, à l’issue de ma journée de débats, sur le stand Gallimard du Salon 2007.
- Et enfin, pour conclure ce mois de mars 2007 en beauté, je serai présent, du 30 au 1er avril, au festival Quais du Polar de Lyon.

Coïncidences

Blogged by DOA as Anti-Personnel, MiAPED, Lynx — DOA Mon 26 Feb 2007 13:20

Dimanche, 21h00, il pleuvait sur l’autoroute entre Charles de Gaulle et Paris, sur le taxi qui me ramenait du week-end turinois où j’étais allé, en compagnie de Franck Thilliez - un mec très bien - de quelques-uns des organisateurs du festival Quais du Polar et d’Alessandro Perissinotto, un romancier italien, parler métier et manifestations culturelles - Franck et moi sommes les deux premiers lauréats du prix des lecteurs QdP. La grise Turin est, cette année, Capitale Mondiale du Livre, d’où ce déplacement en force. C’était drôle de se retrouver là avec Franck, si tôt après avoir rencontré les gens de la Gaumont, vendredi, pour discuter de l’adaptation de son dernier roman paru, La forêt des ombres. L’autoradio était réglé sur FIP et diffusait du free jazz, je crois. J’ai remis mon iPod en route. Boards of Canada, alb. Geogaddi, trk. 1969, une découverte récente, sur une recommandation pertinente d’Aurélien. Alors que nous quittions le terminal 2F, j’ai aperçu des lapins, dans le faisceau des phares. Ils fuyaient mollement sur l’un de ces remblais anti-bruit qui entourent l’aéroport. Me suis-je réjoui de voir la nature reprendre ses droits partout où elle le peut? Non, juste interrogé pour savoir si nous avions enfin réussi à rendre les lapins neurasthéniques. Je me suis affaissé sur la banquette, ai levé les yeux vers le ciel nocturne aux couleurs jaune-orangé malades, avant d’essayer de distinguer les silhouettes des occupants des voitures qui nous dépassaient, de tous les côtés, sans doute pressés comme moi d’en finir avec le week-end, cette parenthèse hebdomadaire insupportable. Ma phase contemplative a duré un temps incertain jusqu’à ce que, mû par un instinct étrange, je tourne la tête de l’autre côté, juste à temps pour apercevoir une station service coincée entre deux bandes d’asphalte, à l’embranchement de Marne-la-Vallée. Mémoire bizarre, j’ai gardé un souvenir très précis de cet endroit, alors que je passe très rarement par ici. Je m’y étais arrêté une fois, en 2001. C’était un samedi de générosité intéressée, j’étais accompagné d’une jeune fille perdue de vue depuis. Il m’arrive de repenser à elle, parfois, et à d’autres, lorsque, atteint d’un brusque accès de culpabilité, je remonte le temps vers mes années anglaises et la parfaite stupidité qui dictait mon comportement de l’époque. Ai-je détourné le regard trop vite, hier soir ? Que de questions. Qui a dit sélective? En arrivant chez moi, j’attendais un coup de fil. Je n’ai eu que des mails. L’un d’eux était un lien vers l’archive d’une émission de radio qui parlait de Citoyens. Flatteur, le libraire interviewé expliquait brièvement, entre autres, que mon roman était le livre dont tout le monde parlait, à Paris. Tu parles, Charles, j’aimerais bien. Quoi qu’il en soit, ce matin, le Parisien, titrait, en une : La nouvelle menace terroriste. L’article, développé en pages 2 et 3, expliquait qu’à l’approche des élections, l’alerte terroriste était élevée. Tiens, ça me rappelle quelque chose, tous ces salafistes algériens qui nous menacent en pleine campagne présidentielle.


Emblème du GSPC

Le week-end prochain, je serai , en particulier pour ça : Des couloirs de la justice à ceux du pouvoir, du droit de vote à la business class: le polar politique. Avec Jean-Hugues Oppel, Eric Halphen et Giancarlo De Cataldo. Rencontre animée par Hubert Artus, le 02/03/07 à 18h00.

Ils se tenaient…

Blogged by DOA as Anti-Personnel, Lynx, Némésis, TV - Ciné — DOA Thu 15 Feb 2007 20:29

… Debout devant le cadavre du russe mort. Telle se manifesta, cette semaine, ma cicatrice inconsolable à moi, au cours d’une séance travail avec Michaël, dans le cadre de l’adaptation cinématographique de ma nouvelle Précieuse. Le projet avance bien, nous avons posé notre histoire et sommes en cours de rédaction d’un synopsis long, qui replace tous les éléments dans leur chronologie normale. Pour le moment cependant, nous n’avons pas encore trouvé la forme narrative convenant à ce récit, qui se déroule sur une période de 12 heures, pendant la nuit. Afin d’avoir une idée de ce que nous essayons de faire au niveau de la construction, il est intéressant de se reporter aux films suivants : Hors d’atteinte, Snatch, Pulp Fiction, Shane Black’s Kiss Kiss Bang Bang, et pour le style du personnage principal, La mort aux trousses. Il y a pire. La bonne nouvelle de la semaine précédente – Citoyens clandestins étant hors concours – fut la conclusion de notre entrevue avec la chargée de programmes du groupe France Télévisions qui pilote UFEP. Notre proposition l’a apparemment convaincue. Elle a même entériné le principe de faire passer le format de la série de 6 x 52’ à 8 x 52’, comme nous le suggérions dans notre document de travail. La rédaction de la première version de l’arche de GLADIO touche à sa fin, avec un peu de retard. A présent que de nombreux fils sont tirés, il devient délicat de tous les boucler sans nous perdre. J’ai eu cette semaine un entretien avec une amie productrice qui souhaite lancer l’écriture d’une fiction sur les dérives contemporaines de l’extrémisme et de la barbarie. Nos premières discussions ont laissé apparaître les limites de l’exercice, dès lors qu’il s’agit d’éviter les redites ou de faire avec les contraintes inhérentes au support de diffusion, la télévision. Apparemment, il n’est pas encore possible d’aborder certains aspects de cette réalité, sous l’angle de l’affaire Fofana, par exemple. Nous devons néanmoins nous revoir après quelques jours de réflexion pour déterminer si l’une des approches que j’ai suggérées pourrait servir de fil conducteur. On va dire qu’elle est plutôt raccord avec l’actualité sportive de ces deux - trois derniers mois. NEMESIS n’a pas avancé d’un pouce, sans commentaire. En revanche, la sortie de Citoyens clandestins se déroule plutôt bien. La mise en place est très bonne et mes espions à travers toute la France me rapportent que de nombreux libraires l’ont déjà classé coup de cœur et le recommandent chaudement. J’ai même les honneurs du hall principal du Virgin Megastore des Champs-Elysées depuis le début de la semaine. L’échange fort sympathique que j’ai eu ici même, dans les commentaires du post It’s alive, me laisse optimiste pour la suite, même si la presse, à une ou deux notables exceptions près, encore engluée dans les sorties de janvier, tarde à se manifester. Ci-dessous, la photo de la vitrine de la Librairie Compagnie, à côté de la Sorbonne, prise ce matin. Je suis bien encadré, par Thomas H. Cook, un copain de collection, Walter Mosley et Stieg Larsson - ce dernier à lire absolument. Vous ne le voyez pas, mais je suis au-dessus du Rufin, que j’ai coupé, même si certains disent qu’il a écrit un bon thriller écologique. Mouais… Je suis un peu sceptique lorsque quelqu’un m’explique que le plus grand danger écologique qui menace cette planète, ce sont les écolos intégristes eux-mêmes! La preuve, même le FBI le dit! Seulement, jusqu’à nouvel ordre, ces intégristes-là n’ont pas encore abattu de tours à New York, ni déclenché de guerre en Irak, eux. Pas plus qu’ils ne sont responsables des dérèglements climatiques, de la déforestation massive, de la pollution au mercure de l’Amazone ou de la propagation des maladies issues de l’industrialisation à grande échelle de la chaîne alimentaire d’origine animale. Syndrome Michaël Crichton, du nom de cet auteur américain égaré qui a, l’an dernier, tenté de jeter le discrédit sur les soi-disant exaltés du réchauffement de la Terre ?

Le Monolithe

Blogged by DOA as Lynx, Romans — DOA Thu 8 Feb 2007 8:22

Citoyens clandestins sort aujourd’hui. Sans doute irai-je, fidèle à mon habitude, hanter discrètement les librairies pour le voir, anonyme, sur les tables. En attendant, prenez date…

It’s alive!

Blogged by DOA as Lynx — DOA Thu 1 Feb 2007 18:04

Voilà, Citoyens clandestins existe physiquement. Et de trois. J’ai reçu mon premier exemplaire avant-hier, mais l’envie de le photographier ne m’a pris que ce midi, alors que j’en apportais un à Jérôme, propriétaire de La Manoeuvre, ma librairie de référence à Paris. Je ne dis pas ça parce que c’est le mien mais l’objet est magnifique. Sobre, il tient bien en main malgré sa taille, il est très gros. Et la photo choisie pour la couverture rend encore mieux dans la réalité. Et il m’échappe. Ce matin, je suis allé signer mon service de presse, un peu plus d’une cinquantaine d’ouvrages, destinée à une seconde vague de journalistes. Il a fallu redoubler d’imagination pour chaque petit laïus adressé à des gens que je ne connais pas pour la plupart et qui, en dépit de mes efforts, revendront peut-être le livre à un bouquiniste ou un libraire d’occases, parfois sans même l’avoir ouvert. C’est comme ça, c’est le système. Mais je m’en fiche, je suis heureux. Rendez-vous le 8 février pour sa sortie officielle.

Room 101

Blogged by DOA as Lynx — DOA Tue 23 Jan 2007 17:08

Pour les nostalgiques de 1984, les amateurs de littératures alternatives et les curieux de Citoyens clandestins. Oui, je connais Raoul Abdaloff et en plus, je l’ai payé très cher pour cette chronique.

ACTUALITES

Blogged by DOA as Anti-Personnel, Lynx — DOA Sat 13 Jan 2007 15:54

C’est dans la rubrique mentionnée ci-dessus, sur la page d’accueil de Gallimard, que vous pourrez retrouver mes réponses à l’entretien vidéo enregistré il y a quelques semaines, en vue de la sortie de Citoyens clandestins. Pour ma part, je suis plutôt occupé par ma migration informatique qui s’avère laborieuse à défaut d’être réellement complexe. L’apprentissage s’ajoute aux autres projets en cours et acapare le peu de temps qui me reste. News à venir dès que je serai à nouveau complètement opérationnel.

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