Il faut savoir Lire

Blogged by DOA as Romans — DOA ven 5 juin 2009 9 h 28 min

Ce mois-ci, le magazine Lire publie un dossier Spécial Polar. En page 32, un article sur le Nouveau Polar Nihiliste, expression de l’auteur du papier en question, pour lequel j’ai été interviewé. Je savais cet entretien possible depuis une dizaine de jours lorsque j’ai reçu ses interrogations par mail. Je savais aussi que le journaliste pensait pouvoir étiqueter certains d’entre nous polardeux de droite, quoi que cela puisse vouloir dire, et cela se ressent clairement dans ses questions. Elles m’ont été envoyées le dimanche 10 mai, le soir, alors que j’étais en vadrouille à l’étranger. Avec un impératif de retour le mercredi 13 matin au plus tard. Je n’en ai pris connaissance et n’y ai réagi que le lundi 11 vers 21h, alors que je vérifiais mon courrier avec une connexion aléatoire, sur un vieux PC équipé d’un clavier Qwerty. Ce qui explique le côté lapidaire de mes réponses, les fautes et l’absence d’accents. Pourquoi est-ce que j’en parle ici ? Parce que mes propos sont exposés par morceaux dans l’article et peuvent être diversement interprétés. Il me semble donc intéressant de rappeler  le verbatim de l’échange. J’ai répondu vite, compte tenu du contexte qui était le mien à ce moment-là (vacances), et je n’avais guère envie d’y passer trop de temps. Et si je maintiens ce que j’ai écrit, je l’aurais probablement nuancé avec d’autres mots plus ronds en prenant la peine de le méditer un peu plus. Au passage, j’aimerais signaler que la photo de moi utilisée en illustration de l’article est signée Yohanne Lamoulère, une jeune photographe croisée à Lyon, à l’occasion du festival Quais du Polar 2009. Ci-dessous, les questions puis mes réponses, en italiques.

1/ Quelles sont vos principales influences littéraires (dans le polar et au-delà de celui-ci) ? J. Ellroy, J. Wambaugh, R. Price, E. McBain, T. Hillerman, J. Harrison, B.E. Ellis (3 premiers), J.G. Ballard, D. Manotti, Y. Mishima, Baudelaire et Rimbaud et Byron, N. Tosches, D. DeLillo, R. Edogawa, H. Selby Jr, H.S. Thompson, W. Gibson, H.P. Lovecraft, M. Basho, J. Harvey, P.K. Dick et, last but not least, J.R.R. Tolkien… Ah si, plus recent, D. Winslow. (Note : j’ai répondu tellement vite que j’ai oublié d’inclure McCarthy dans ma liste)

2/ Vous sentez-vous proche du travail de la génération Pouy-Raynal-Daenincx (pour faire simple) ? En tant que lecteur, aviez-vous le sentiment –avant d’écrire) que tous ces auteurs s’étaient institutionnalisés et sentaient un peu la naphtaline et la bonne conscience ? Non, a part celui de Dominique Manotti. Joker. 

3/ Pourquoi la génération disons des trentenaires-quadragénaires donne-t-elle l’impression d’être plus proche d’Ellroy que de Pouy ? Le Dantec du début a-t-il été une influence déterminante ? Meme si j’ai apprecie ses deux premiers romans, Dantec n’a jamais ete une reference pour moi. D’autres que lui, que j’avais lu avant, avaient deja aborde la plupart de ses thematiques. Quant a Ellroy/Pouy, que dire? On a grandi avec un Ellroy au top et un Pouy plus confidentiel? L’un est plus innovant, original, puissant, interessant que l’autre et marquera l’histoire litteraire de son empreinte? Ellroy a un message qui correspond mieux au violent depucelage ideologique subi par notre generation d’auteurs? La perte des illusions, tout ca…

4/ DOA, un clin d’œil à ADG ? Que pensez-vous de celui-ci, d’ailleurs ? Non, zero clin d’oeil et je connais mal son oeuvre. En plus, il etait pas copain avec plein de polardeux d’extreme gauche de reference, ADG? Devait pas etre bien mechant…

5/ Avez-vous l’impression de faire partie, disons, d’une « bande », avec Chainas, Leroy et quelques autres (dans le sens proximité littéraire et d’une certaine vision du monde) ? Avec eux, nous arrivons dans le meme moment litteraire, avec des accointances de collection, ca rapproche forcement. Maintenant, politiquement, je doute d’etre exactement du meme bord que Leroy, Stal pur jus encarte au PCF. On se respecte, mais la-dessus, il y a schisme. Chainas, je sais pas ou il est mais pas avec Leroy et sans doute pas avec Sarko ou plus loin de ce cote-la non plus. On est juste tous sans illusion, je crois.

5/ Si je vous dis que vous écrivez des « polars de droite » (concept à définir, j’en conviens…), acceptez-vous ou pas ? Et pourquoi ? Pourquoi de droite? Parce que je ne me revendique pas de gauche a chaque page, dans mes bouquins? Parce que j’aime le Dog? Manotti aussi, au passage. Et que dire de ceux qui aiment Celine, alors? Je ne pensais pas qu’on en etait encore la, c’est etrange, quand meme, ces vieux blocages…  

6/ Ne pas faire du polar social néo 70’s, ne serait-ce pas un moyen d’être politiquement correct ? Et le rôle du polar (et de la contre-culture, si tu considères qu’il en fait partie…) est-il d’appuyer là où ça fait mal ? Faire du social, defendre le paume, le pauvre, le faible, la racaille, denoncer, c’est toujours plus facile et correct, au contraire, ca place d’office dans le camp de ceux qui pensent bien. Ca evite pas les querelles avec ceux qui pensent mieux que bien, mais les risques sont moins grands. Non que le message soit deplaisant, mais je trouve le champ d’investigation reduit et la focale trop courte, alors… Quant au role du polar… c’est de faire de la bonne litterature! S’il fait reflechir, tant mieux, mais pour le reste, faut arreter de rever, quel roman (tous genres confondus) a change la face et l’enfer du monde?  

7/ Considères-tu des romans comme des livres authentiquement « politiques » ? Politiques oui, mais pas politises.

8/ Aurélien m’a dit que votre précédent roman allait être bientôt porté à l’écran. Pouvez-vous m’en dire plus ? Je ne m’en occupe pas et dispose donc de peu d’info. En plus, il est encore tot, ne serait-ce que pour avoir la confirmation que le film va se faire.  

9/ Aimez-vous les séries TV policières françaises ? Zero, plus rien depuis ‘Police District’ et avant pas grand chose, a peine par depit. La serie policiere francaise, c’est la misere. Heureusement qu’on a ‘ Homicide’ et ‘The Wire’ pour s’amuser intelligemment.

Mai / Juin / Juillet 2009 - MàJ (01/06/09)

Blogged by DOA as Romans — DOA lun 1 juin 2009 9 h 00 min

En MAI, I am away. 6 JUIN: 15h, signature à la FNAC Vélizy. 12 JUIN: 18h, signature à la Librairie de Paris, 7 - 11 place Clichy, 75017. 13-14 JUIN: Festival du Livre de Nice. 20 JUIN: 15h, signature à la FNAC de Villebon/Yvette. 24 JUIN: 19h30, signature à la Belle Hortense, bar à vins/librairie, 31, rue Vieille du Temple, 75004. 2 JUILLET: 15h, signature à la librairie Chaumerliac, à Moissac. 3 JUILLET: 19h, signature à la librairie L’autre Rive, à Toulouse. 4 JUILLET: 10h30, signature à la librarie Mots et Compagnie, à Carcassonne. 18 JUILLET: 18h00, signature à la librairie l’Odyssée, à St Malo.

Epigraphe

Blogged by DOA as Romans — DOA dim 3 mai 2009 17 h 17 min

I have a rendez-vous with Death. At some disputed barricade, When Spring comes back with rustling shade, And apple blossoms fill the air. I have a rendez-vous with Death. When Spring brings back blue days and fair.

It may be he shall take my hand, And lead me into his dark land, And close my eyes and quench my breath, It may be I shall pass him still. I have a rendez-vous with Death. On some scarred slope of battered hill, When Spring comes round again this year, And the first meadow flowers appear.

God knows ’twere better to be deep, Pillowed in silk and scented down, Where Love throbs out in blissful sleep, Pulse nigh to pulse, and breath to breath, Where hushed awakenings are dear . . . But I’ve a rendez-vous with Death. At midnight in some flaming town, When Spring trips north again this year; And I to my pledged word am true, I shall not fail that rendez-vous.

I have a rendez-vous with death, Alan Seeger.

Février / Mars / Avril 2009 - MàJ (16/03/09)

Blogged by DOA as Romans — DOA ven 13 mar 2009 9 h 00 min

Les premières dates tombent, mises à jour à suivre. 19 FEVRIER: sortie Citoyens clandestins, Folio Policiers. 28 FEVRIER: 15h00, rencontre/débat avec Dominique Manotti & Jean d’Aillon à la médiathèque municipale de Saint-Etienne5 MARS: sortie Le serpent aux mille coupures, Série Noire, Gallimard. 6 MARS: 18h30, signature à la libraire La Manœuvre (58, rue de la Roquette, Paris 11). 7 MARS : 15h30 - 17h30, signature chez Gibert Joseph (26, Bd Saint-Michel, Paris 6). 17 MARS: 19h30, signature au Salon du Livre de Paris, stand Gallimard. 23 MARS: 20h00, enregistrement de l’émission Salle 101 au Habibi (44, rue Traversière, Paris 12). 26 MARS: 17h30, signature à la FNAC Bellecour (Lyon). 27 - 29 MARS: festival Quais du Polar (Lyon). 2 AVRIL: 18h30, rencontre/signature à la librairie Bisey (35, place de la Réunion, Mulhouse). 7 au 10 AVRIL : Rencontres de Val d’Isère organisées par la librairie les Bouquetinistes.

Mars 2009

Blogged by DOA as Romans — DOA lun 9 mar 2009 0 h 00 min

1000c

Chasselas (n.m.) : cépage blanc surtout apprécié comme raisin de table. L’appellation d’origine contrôlée Chasselas de Moissac est la plus réputée. Elle est produite dans le Bas Quercy, à hauteur de 7000 tonnes par an pour un chiffre d’affaires à la revente estimé à 45 millions d’euros.

Cocaïne (n.f.) : alcaloïde dérivé de la coca. Parfois utilisée en médecine. Surtout prisée sous forme de poudre blanche aux effets excitants. Les principaux pays producteurs, Colombie, Venezuela et Bolivie, fournissent 900 tonnes par an pour un chiffre d’affaires à la revente estimé à 250 milliards d’euros.

Mondialisation (n.f.) : propagation de phénomènes au monde entier. Interdépendance croissante des hommes, de leurs systèmes politiques et économiques, et de leurs activités à l’échelle de la terre.

Mise en avant

Blogged by DOA as Romans — DOA dim 1 mar 2009 15 h 46 min

Journée de SP vendredi, je signe des livres par dizaines pour la presse, les libraires, des proches - mais très peu, trop d’exemplaires à faire par ailleurs, mal au poignet de ne presque plus jamais écrire au stylo - et je passe plusieurs heures sur l’exergue du Serpent, un bout de chanson, choisi parce que je savais ne pas pouvoir inclure de musique dans ce livre-ci. Déçus? C’est un titre du groupe Interpol. Au départ, j’en avais choisi un autre, The New, extrait de l’album Turn on the bright lights, leur premier, avec un passage qui disait : But I can’t pretend I need to defend some part of me from you. / I know I’ve spent some time all lying. / I can’t pretend I don’t need to defend some part of me from you. / I know I’ve spent some time all lying. Il fonctionnait bien avec le personnage principal du roman. Et puis, alors que je m’apprêtais à mettre un point final au premier jet du texte, j’ai changé d’avis et ce sont finalement quelques paroles de Rest my chemistry, tirée d’Our love to admire, leur dernier, sorti en 2007, qui ouvriront le bal. Je pourrais dire que je les avais alors trouvées plus en phase avec le sujet et ce serait, heureux hasard, vrai, mais en réalité seule mon humeur a varié.

Look back in anger… Or not.

Blogged by DOA as Romans — DOA sam 24 jan 2009 17 h 34 min

Cette semaine, j’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière. J’ai commencé à collectionner des quotidiens. A nouveau. Ce n’est pas la seule chose qui, récemment, m’a donné cette impression, à tel point que je me demande s’il ne me faudrait pas me mettre à explorer le passé, peut-être dans un ouvrage plus intimiste à défaut d’être personnel. Mais là n’est pas le sujet, je parlais de journaux. La dernière fois que je m’étais livré à une entreprise de conservation - partielle - de la presse, c’était durant la phase d’élaboration de Citoyens Clandestins. Je me souviens avoir fini avec d’énormes piles du Canard Enchaîné, du Monde, de Libération, du Parisien, du Figaro et même de quelques dizaines d’exemplaires de titres de la PQR. Je me souviens aussi de mon soulagement le jour où j’ai pu enfin m’en débarrasser, mon bureau était devenu tout petit. Cette fois, je m’y prends mieux, j’anticipe. Il y a cinq ans, j’avais dû retrouver tous les numéros qui m’intéressaient, auprès de bibliothèques, des rédactions, de vendeurs de vieux papiers. Fastidieux. J’ai également ajouté quelques titres étrangers à ma sélection. Et la première date que j’ai retenue n’est plus le 11 septembre 2001, mais le 20 janvier 2009. Rendez-vous dans deux ans et demi. Entre-temps, il y aura eu le Serpent et un autre roman, l’an prochain. Celui-là constituera pour moi une expérience radicalement nouvelle que j’évoquerai plus en détail à l’occasion. 

I’ll be back… Février 2009

Blogged by DOA as Romans — DOA mer 21 jan 2009 16 h 04 min

ccpoche31

Grand Prix de littérature policière 2007

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Une véritable petite saloperie se balade dans la nature et il ne s’agit plus seulement de sauver quelques milliers de vies humaines. L’État français, ou certains de ses représentants, est prêt à tout pour éviter ce qui pourrait être une hécatombe comme un formidable scandale. Il y a des jours où l’Histoire avec un grand H tape à votre porte et l’esquive ne sert à rien. La jeune journaliste Amel Balhimer ou l’apprenti jihadiste Karim ne le savent pas encore mais leurs destins sont désormais bien au-delà de l’ordinaire raconté au 20 heures. Un homme, ailleurs, braque la lunette de son fusil high-tech sur la fenêtre allumée d’une ferme. Démarre alors un effarant compte à rebours…

« Un tableau saisissant bien plus qu’un simple thriller noir » Didier Hassoux, Le Canard enchaîné

« Un niveau de réalisme et de tension proprement impressionnant… » Michel Abescat, Télérama

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