Dans l’immédiat


Édition revue par l’auteur
Cela n’aurait pu être qu’un banal accident de moto sur les hauteurs de la Croix-Rousse. Un homme dans le coma victime d’un accrochage… C’est le début d’une enquête des plus troubles menée à l’instinct par les officiers de police Marc Launay et Priscille Mer. La victime, entourée de mystères, est bien trop inquiétante. Tout sue l’angoisse et la peur dans sa grande maison vide. Trop de portes fermées, de questions, de silences oppressants. Sa compagne même a disparu, comme volatilisée, et personne ne sait rien. Jamais cette dernière ne mentionnait son nom. Jamais elle ne parlait de lui. A sa demande. Comme s’il avait voulu ne jamais exister. Comme s’il avait souhaité que personne ne puisse un jour savoir ce qu’il était vraiment…
Nouveau (pour moi, quoi qu’il en soit) mot / concept glané au cours d’un dîner parisien - toujours dangereux, l’exercice du dîner parisien, mais celui-ci fut particulièrement drôle - qui désigne un couple à trois, généralement lesbien. Un trouple, donc. J’ai beaucoup ri.
Très court cadeau de fin d’année dans le Télérama du jour. Léger décalage expérimental pour préparer le futur au Mozambique. Et il y a une playlist!
Paris, promenade nocturne et magie de la neige qui peut faire taire le bruit. Demain: Alex. En attendant, la perdition…
La nuit tombe sur Johannesburg. Ce soir, je visite les bordels de la ville.
Je pars à la recherche d’une personne qui se cache. Je sais où commencer.

Dimanche gris-novembre. Les arbres du boulevard Richard Lenoir se déplument sous la pluie. Un promeneur à chien balaye une feuille égarée devant son nez. Automne.
J’aime beaucoup cette polémique à propos des échauffourées provoquées par le non-match OM-PSG: c’est la Ligue la responsable de tout! Non mais si, c’est vrai, quand même. Pensez à tous ces spectateurs passionnés si fragiles, à leur déception. Il faut les comprendre, ces braves petits. Ce n’est pas de leur faute, après, s’il faut qu’ils ventilent leur frustration et détruisent tout ce qui passe à leur portée. Ce n’est pas de leur faute non plus si chaque rencontre de ces deux équipes mobilise plus de mille policiers et gendarmes - dont les déplacements et les heures supplémentaires sont payés par le contribuable moyen, y compris celui qui a le malheur de ne pas aimer le football, et pas par les organisateurs et sponsors des matchs - pour éviter que, gros chagrin aidant, ils ne se mettent copieusement sur la gueule et ne tuent un des enculés de supporteurs de l’équipe d’en face. Panem et circenses.
Il est facile de déterminer quand une société va bien. Par exemple, quand ses systèmes d’alerte sanitaire fonctionnent au point que les marchands de journaux se mettent à vendre des flacons de solution hydro-alcoolique pour se désinfecter les mains – vu ce matin, en bas de chez moi. Ou quand ses députés votent des lois si bien ficelées qu’un ministre refuse d’en signer les décrets d’application. A moins qu’il ne faille voir là une manœuvre du chef de l’état pour torpiller un concurrent potentiel, chef de la majorité parlementaire, en désavouant son travail. Ou quand un parti dit de gouvernement, au fronton social et humaniste, se retrouve pris la main dans le sac après avoir apparemment organisé, dans la plus totale opacité, des élections dignes de la pire autocratie. A tel point que le scrutin qui s’est récemment tenu en Afghanistan, pour élire un nouveau président, pourrait passer, par comparaison, pour un modèle d’intégrité. Ou quand il faut une petite trentaine de suicides dans une entreprise pour que les gens – la direction de ladite entreprise, le gouvernement, les mouvements politiques d’opposition, ah non, pas eux… la presse, nous – commencent à réagir. Sinon, il paraît que Secret Story a très bien marché cet été et que Plus belle la vie va continuer à cartonner. Quand il y a un programme de ce genre à la télé, ça va, c’est quand ils sont trop nombreux que les choses se gâtent. Bonne journée.